Récits

Récits

Parfois, au détour d’un Carnet de Développement, des récits nous plongent dans l’univers sombre de Life is Feudal, dans ses coutumes, sa mythologie ou son bestiaire…

Carnet de développement #23

Carnet de développement #23

Au plus profond de la nuit, quand les dernières feuilles frémissent au bout des branches mortes, quand les âmes en peine se lancent à la recherche du Grand Arbre, et quand les yeux pénétrants des prédateurs assoiffés de sang et de chair percent la noirceur de la nuit; c’est alors une nuit mélancolique et froide qui envahi vos terres.

La morte jouvencelle quitte alors son domaine,
Pour inonder l’étincelant et brûlant soleil,
Et permet aux trois Princes de glace d’errer sur terre, et reprendre leurs droits.

Cependant, observez le ciel écarlate,
Voyez ! Le Dormeur a ouvert son œil.
Vous verrez alors les nuages se déchirer,
Afin de lui permettre de vous contempler.

Moissonnez tout ce qui est mûr dans vos champs,
Entreposez toutes vos récoltes et cherchez un abris.
Les légendes disent d’allumer une lanterne,
Dans le crâne de vos ennemis.

Puis, attendez. Attendre tout comme vos ancêtres ont attendu, et les ancêtres de vos ancêtres avant ça.
Désormais les masques tombent et les vrais visages sont révélés.

L’heure est proche. Ne vous endormez pas…

Carnet de développement #26

 

Carnet de développement #26

« Nous pénétrâmes cette forêt tôt ce matin.

Je n’aime pas les forêts. Elles respirent le danger et d’effrayantes vieilleries hantes ces coins reculés du continent. Le commandant « cotes de fer » appelle ça « Ulfskargsrann ». Une fois traduite dans la langue commune, cela donne quelque chose comme « mort-vorace-effrayante-volante », mais cela ne sonne pas très encourageant. Cependant, le commandant semble enthousiaste.
Je ne sais rien de leur langue gutturale et caverneuse, mais cela ressemble plus à des cris de guerres qu’un réel moyen de communiquer.

Mon brave compagnons Gottlungs « cotes de fer » chantaient leurs chansons paillardes sous la verte voûte des arbres, effrayants les oiseaux et les esprits, jusqu’à ce que l’un de mes compagnons ne reçoive une flèche dans la gorge.

Wow, ils se battent bien ces Gottlungs, ils méritent que Jodenande ne les enlacent avec ses jambes.

C’est si bon lorsqu’il y a quelqu’un à trancher avec une longue épée Gottlung.
C’est si bon lorsque l’ennemi se montre.

Mais ici, c’est la foret elle-mème l’ennemie. »

Une page d’un journal de voyage par Torson de Gavranskelle – Maitre commerçant – trouvée dans l’estomac d’un ours prêt de Rivenspinne.

Carnet de développement #40

Clochers d'alarme T1, T2 et T3

Et arrivèrent les Khoors, s’aventurant dans nos terres, marqués par l’épée du dieu massacrant, s’enfonçant dans la terre comme l’ont fait nos grand parents, pour nous léguer la paix ainsi que la volonté de vaincre nos ennemis. Ravageant les cultures, défonçant les portes de nos foyers, empoignant nos camarades. Sur cette épée est gravée : ‘Cette terre est notre’, et c’est tristement vrai.
Un homme nommé Lut fit sonner une cloche sur un grand pilier de pierre, rien de plus naturel par ici. Ces piliers sont gravés de riches symboles divins. Terskel le moignon, dont la corne résonne encore dans les étoiles, à ses cotés résident Konungs des tempêtes glacées, Kald et Corne de glace. Ils furent les gardiens du Dormeur, laissant l’obscurité le bercer pour l’éternité.

Le glas se fait entendre sur tout le territoire, et de nombreux Khoors tentent de l’étouffer en couvrant leurs oreilles; rendant leur visée pénible, épargnant leurs cibles. D’autres restèrent sonnés sur place, se faisant abattre aisément…

Extrait de « La vie des Gottlungs, Slavards et Khoors ». Par Hon. akur Taid Utrik, traduit en langue commune par Maitre Rainar.

Carnet de développement #41

Carnet de developpement #41

« Vous, simple mortels, porteurs de l’étincelle, souvenez-vous ! Souvenez-vous et tremblez !

Si, pendant que vous faites vos conneries dans une étable ou vous rendez utile à quoique ce soit d’autre pour votre maitre, vous ressentez le touché glacé de Terskellen et un murmure semblant vous appeler…
Si vous traquez un animal dans les bois sombres, serrant votre arc, humant l’odeur de la mort et l’argile putride…
Ou, assis dans votre château, aux cotés de votre garde d’élite, soudainement une pensée de Jodhe et sa faucille rouge vous transperçant, se nourrissant de vous.
Vous devriez savoir qu’elle vous appelle.
Elle vous a trouvé.
Et elle a terriblement faim. »